Le comte de Bissy, académicien, éreinte Diderot et Voltaire « Le Pauvre diable, cet ouvrage est faible »
Claude Bissy (de Thiard, comte de) (Paris, 1721/1810)Le comte de Bissy est très préoccupé de l'état de santé de Madame la Landgrave [de Hesse], à qui il est "fort attaché" : "vous ne pouviez me rien mander qui m'inquiéta plus". Il transmet "mille choses" au marquis du Mesnil et ajoute "Madame de Hesse embellit-elle encore Francfort ? Est elle toujours aussi douce aussi aimable aussi cruelle et aussi méchante ? Je reçois des nouvelles de Paris. On y persecute toujours Diderot. On a raison. Quel adversaire. Il voudroit qu'on n'adorat que sa vertu, il s'éforce de l'élever sur les débris des religions et des cultes. J'ai lu aujourd'hui chez M. de Guerchi [Claude-Louis de Regnier, comte de Guerchy] un poème de Voltaire intitulé Le Pauvre diable, cet ouvrage est faible [...]".
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